Actualités · Jardin

Parc paysager de LUMA Arles

un jardin inspiré de la Provence

Une friche ferroviaire transformée en jardin public gratuit, dessiné par Bas Smets à partir des paysages alentour.

Paysage méditerranéen planté de pins et d'arbustes sur un versant rocheux, sous un ciel bleu.
Réponse rapide

Le parc paysager de LUMA Arles est un grand jardin public et gratuit, aménagé au pied de la tour LUMA sur une ancienne friche ferroviaire. Dessiné par le paysagiste Bas Smets, il s’inspire des paysages de Provence (Camargue, Crau, Alpilles) et réunit une végétation méditerranéenne sobre en eau autour d’un bassin central.

  • Accès : parc public et gratuit, au pied de la tour LUMA à Arles.
  • Concepteur : le paysagiste Bas Smets.
  • Inspiration : la Camargue, la Crau et les Alpilles.
  • Végétation : essences méditerranéennes sobres en eau.

Le parc paysager de LUMA Arles en bref

Au pied de la tour de LUMA Arles, le bâtiment signé Frank Gehry qui marque désormais la silhouette de la ville, s’étend un parc paysager ouvert à tous. Il occupe une partie du site dit des Ateliers, en bordure du centre historique d’Arles. L’accès au parc est libre et gratuit : on s’y promène comme dans un jardin public, indépendamment des expositions de la fondation.

Ce n’est pas un square décoratif posé au pied d’une tour. Le parc a été conçu comme un véritable paysage, avec ses reliefs, son plan d’eau et plusieurs centaines d’arbres. C’est cette ambition qui en fait un cas intéressant pour quiconque s’intéresse à l’aménagement extérieur contemporain.

D’une friche ferroviaire à un parc public

Le site des Ateliers n’a pas toujours eu ce visage. Il s’agit d’anciens ateliers ferroviaires, un terrain industriel longtemps fermé et minéral, hérité de l’activité du chemin de fer à Arles. La transformation de ce type de friche en espace vert public est en soi une démarche forte : plutôt que de partir d’un terrain vierge, on réhabilite un lieu marqué par son passé.

Cette logique de réemploi du sol existant guide tout le projet. Les niveaux, les circulations et la végétation ont été composés sur place, en tenant compte de ce que le site offrait. Le résultat est un parc qui semble installé là depuis longtemps, alors qu’il est récent, et qui rend de nouveau accessible un morceau de ville auparavant clos.

Le parti pris de Bas Smets

s’inspirer de la Provence

Le parc a été dessiné par le paysagiste Bas Smets. Son parti pris est simple à énoncer et exigeant à mettre en œuvre : ne pas plaquer un jardin générique, mais s’inspirer des grands paysages qui entourent Arles. La Camargue, la Crau et les Alpilles forment un répertoire de références à quelques kilomètres seulement, chacune avec ses ambiances, ses sols et sa lumière.

L’idée est de recréer, en ville, des fragments de ces milieux. On ne cherche pas la prouesse horticole ni la collection de plantes rares, mais une végétation qui appartient déjà à la région. Cette approche donne au parc une cohérence immédiate avec son territoire : il ne détonne pas, il prolonge le paysage local au lieu de lui tourner le dos.

Une végétation méditerranéenne pensée pour le climat

La palette végétale découle directement de ce parti pris. On y trouve des essences méditerranéennes adaptées à la chaleur et à la sécheresse estivale, plantées en nombre. Ce choix n’a rien d’anecdotique : une plante locale, habituée au climat, demande moins d’arrosage, supporte mieux les étés secs et vieillit bien sans soins intensifs.

C’est l’opposé d’un gazon gourmand en eau ou de végétaux exotiques fragiles. Le parc démontre, grandeur nature, qu’un espace vert peut être généreux et beau tout en restant sobre, à condition de choisir les bonnes plantes au bon endroit.

La palette végétale du parc

On y croise des essences typiques du sud : arbousier, chêne vert, érable de Montpellier et pin parasol, complétés de cyprès, de graminées et de plantes aromatiques. Plus de cinq cents arbres, d’espèces variées, ont été plantés sur le site.

L’eau, colonne vertébrale du parc

Au cœur du parc, un bassin organise la composition et tempère l’ambiance. L’eau y joue un rôle de structure, pas seulement de décor : elle rassemble les promeneurs, reflète le ciel et soutient la vie végétale autour d’elle.

L’alimentation de cet ensemble s’appuie sur l’eau acheminée par le canal de Craponne, ouvrage hydraulique ancien creusé pour relier la Durance au Rhône et irriguer la plaine. Réutiliser une ressource déjà présente sur le territoire, plutôt que de tout faire reposer sur l’eau potable, prolonge la logique du reste du projet. C’est ce système de circulation de l’eau qui permet à la végétation de prospérer dans un climat où l’été met les jardins à rude épreuve.

Ce que ce parc inspire pour l’aménagement extérieur

On peut visiter ce parc en simple promeneur. On peut aussi le lire comme une démonstration de méthode, et c’est là qu’il devient utile bien au-delà d’Arles. Trois principes s’en dégagent, transposables à beaucoup plus modeste qu’un parc de fondation.

Le terrain d’abord

Composer avec l’existant

Un terrain a une histoire, un relief et des contraintes dont on peut tirer parti, plutôt que de tout raser pour repartir de zéro.

Les bonnes plantes

Choisir le climat local

Des espèces adaptées à la région demandent moins d’eau et d’entretien une fois installées, et tiennent mieux les étés secs.

La ressource

Penser l’eau en amont

Gérer l’eau comme une ressource, en privilégiant ce qui est déjà disponible sur place, rend un jardin durable et plus autonome.

Où se trouve le parc paysager de LUMA Arles ?

Il se situe à Arles, sur le site des Ateliers, au pied de la tour LUMA signée Frank Gehry, en bordure du centre historique. C’est un parc public dont l’accès est libre et gratuit.

Qui a conçu le parc de LUMA Arles ?

Le parc a été dessiné par le paysagiste Bas Smets, qui a choisi de s’inspirer des grands paysages entourant Arles, la Camargue, la Crau et les Alpilles, plutôt que de composer un jardin générique.

Quelles plantes trouve-t-on dans le parc ?

Une végétation méditerranéenne adaptée à la chaleur : arbousier, chêne vert, érable de Montpellier, pin parasol, ainsi que cyprès, graminées et plantes aromatiques. Plus de cinq cents arbres y ont été plantés.

Pourquoi ce parc est-il cité en exemple ?

Parce qu’il réhabilite une friche industrielle, mise sur des plantes locales sobres en eau et s’appuie sur une ressource hydraulique existante. Cette approche durable lui a valu plusieurs distinctions en matière de paysage.

Derrière la silhouette de la tour, le parc paysager de LUMA Arles raconte une autre histoire : celle d’un terrain industriel rendu à la ville et d’un jardin qui assume son climat. Une façon de voir le paysage qui inspire bien au-delà d’Arles.