Équipement · Électroménager

Appareils électroménagers

la liste complète par catégorie

Le gabarit, la fonction, le mode d’installation : trois axes suffisent à rendre l’inventaire lisible et à composer la liste de son logement.

Cuisine équipée blanche avec four et micro-ondes encastrés en colonne et réfrigérateur en pose libre
Réponse rapide

Les appareils électroménagers se classent selon deux axes qui se croisent : le gabarit, qui sépare le gros du petit électroménager, et la fonction, qui les regroupe par famille. Un troisième critère, propre au gros électroménager, décide de ce qui entrera vraiment dans une cuisine.

  • Le gros électroménager : le froid, le lavage du linge et de la vaisselle, la cuisson.
  • Le petit électroménager : la préparation culinaire, les boissons, l’entretien du logement, le traitement de l’air.
  • Pose libre ou encastrable : la niche impose des cotes précises, et c’est là que se joue un remplacement.
  • Les étiquettes ont changé : échelle énergie de A à G depuis 2021, indice de durabilité depuis 2025.
  • L’ordre à suivre : relever les contraintes du logement d’abord, dresser la liste ensuite.

Chercher la liste des appareils électroménagers mène le plus souvent à un empilement de noms, sans logique apparente. Le secteur classe pourtant ses appareils selon deux axes qui se superposent : leur gabarit et leur fonction. Un troisième critère s’ajoute dès qu’on entre dans une cuisine réelle — l’appareil est-il posé ou encastré. Il ne change rien à sa fonction, mais tout à la possibilité de l’installer chez soi.

Axe 1

Le gabarit

Sépare le gros électroménager, à emplacement fixe et souvent raccordé, du petit électroménager posé sur un plan de travail. C’est l’axe qui structure les rayons.

Axe 2

La fonction

Regroupe les appareils par famille d’usage : froid, lavage, cuisson, préparation culinaire, entretien du logement, traitement de l’air.

Axe 3

L’installation

Ne concerne que le gros électroménager, et décide de ce qui entrera dans le meuble : pose libre, encastrable, intégrable ou tout intégrable.

Gros ou petit électroménager

où passe la frontière

La frontière ne tient pas seulement à la taille. Un appareil de gros électroménager est lourd, occupe un emplacement dédié dont il ne bouge plus, et se raccorde fréquemment à autre chose qu’une simple prise : une arrivée d’eau, une évacuation, parfois une ligne électrique renforcée ou un conduit. On le déménage à deux, et son remplacement se prépare.

Le petit électroménager, à l’inverse, reste posé sur un plan de travail ou rangé dans un placard, se branche sur une prise ordinaire et suit son propriétaire sans aucune contrainte technique. Un robot pâtissier peut peser lourd et coûter cher sans cesser d’appartenir à cette catégorie : ce qui compte, c’est qu’il ne demande aucune installation.

À côté de ce classement, le commerce utilise un vocabulaire de métier qu’on croise dans les catalogues et les intitulés de rayon. Les produits blancs désignent les appareils ménagers, ceux dont il est question ici. Les produits bruns regroupent l’image et le son, téléviseurs et matériel audio. Les produits gris couvrent l’informatique et la bureautique. Cette terminologie vient de la couleur historique des boîtiers, et elle explique pourquoi un téléviseur ne se range pas avec un lave-linge alors que les deux sont des appareils électriques domestiques. Un téléviseur n’est donc pas de l’électroménager au sens du métier, même si l’usage courant l’y range parfois.

La liste du gros électroménager, par fonction

Le froid

La famille du froid conserve les aliments. Le réfrigérateur une porte, dit aussi tout utile, ne contient qu’un compartiment réfrigéré, éventuellement complété d’un petit freezer sans vraie capacité de congélation. Le combiné réunit dans une même carrosserie un réfrigérateur et un congélateur séparés, le plus souvent le froid en haut et la congélation en bas. Le réfrigérateur américain, à deux portes latérales, gagne en volume et en confort d’accès ce qu’il coûte en largeur et en profondeur.

Pour la congélation seule, le congélateur armoire s’organise en tiroirs et se rapproche du meuble, tandis que le congélateur coffre s’ouvre par le dessus, tient plus de volume à puissance donnée mais demande de fouiller. La cave à vin complète la famille : elle ne conserve pas des aliments mais maintient une température stable, souvent plus élevée que celle d’un réfrigérateur.

Le lavage

Le lavage du linge se partage entre deux formats de lave-linge : le hublot, à chargement frontal, qui s’encastre et se glisse sous un plan de travail, et le chargement par le dessus, plus étroit, qui gagne de la place au sol mais interdit tout encastrement. Pour le séchage, le sèche-linge à condensation évacue l’humidité dans un bac ou vers un tuyau, celui à pompe à chaleur consomme sensiblement moins pour un cycle plus long. La lavante-séchante réunit les deux fonctions dans un seul appareil, au prix d’une capacité de séchage inférieure à sa capacité de lavage.

Pour la vaisselle, le lave-vaisselle se décline en pleine largeur, format le plus courant, et en version étroite pour les cuisines contraintes. Les modèles compacts posables sur un plan de travail existent aussi, avec une capacité réduite.

La cuisson

Le four ouvre cette famille, en version traditionnelle ou multifonction, avec chaleur tournante ou vapeur ajoutée selon les modèles. Le four à micro-ondes forme une catégorie distincte, seul ou combiné à un gril, voire à une fonction de four classique.

Pour la table de cuisson, trois technologies coexistent : l’induction, qui chauffe le récipient lui-même et demande des ustensiles compatibles, la vitrocéramique, qui chauffe une surface qui chauffe ensuite le récipient, et le gaz, qui suppose un raccordement adapté. La cuisinière réunit table et four dans un bloc autonome, solution fréquente quand la cuisine n’est pas aménagée sur mesure. La hotte aspirante complète l’ensemble, en évacuation vers l’extérieur lorsqu’un conduit existe, ou en recyclage à travers un filtre à charbon dans le cas contraire.

La liste du petit électroménager, par usage

Préparer et cuisiner

La préparation culinaire est la famille la plus fournie. Le robot multifonction coupe, râpe et mixe grâce à des accessoires interchangeables. Le robot pâtissier, lui, pétrit et fouette avec un bras et un bol fixes. Le blender travaille en pichet pour les boissons et les soupes, le mixeur plongeant directement dans le récipient de cuisson, le batteur monte et émulsionne, le hachoir réduit la viande, la centrifugeuse et l’extracteur de jus séparent le jus des fibres.

La cuisson d’appoint réunit la bouilloire, le grille-pain, la friteuse classique et la friteuse à air chaud, le cuiseur vapeur, le multicuiseur et l’autocuiseur électrique, auxquels s’ajoutent les appareils de convivialité : gaufrier, croque-monsieur, appareil à raclette, pierrade, crêpière. La machine à pain, la sorbetière et la yaourtière relèvent de la même logique d’appareil spécialisé.

Les boissons chaudes ont leurs propres appareils. La cafetière filtre travaille par percolation lente, la machine expresso sous pression, avec ou sans broyeur intégré selon qu’elle moud le grain elle-même, et les machines à capsules ou à dosettes fonctionnent en portions préemballées.

Entretenir le logement

L’entretien forme la seconde grande famille du petit électroménager. L’aspirateur traîneau, avec son corps roulant et son flexible, reste le format le plus puissant à volume donné. L’aspirateur balai, sans fil, gagne en maniabilité et perd en autonomie. L’aspirateur robot travaille seul selon un plan de la pièce. Le nettoyeur vapeur agit par la chaleur sans produit, sur les sols comme sur les surfaces.

Pour le linge, le fer à repasser classique cohabite avec la centrale vapeur, dotée d’un réservoir séparé qui délivre un débit continu, et avec le défroisseur vertical, qui détend les fibres sur un vêtement suspendu sans planche.

Traiter l’air et chauffer ponctuellement

Cette famille est la plus souvent oubliée des inventaires, alors qu’elle occupe un rayon entier. Pour brasser l’air sans le refroidir, le ventilateur se décline en colonne, sur pied, de table ou en brasseur de plafond. Pour rafraîchir réellement, le climatiseur mobile monobloc produit du froid mais rejette de l’air chaud, ce qui suppose une gaine d’évacuation vers l’extérieur par une fenêtre ou un passage dédié : sans cette évacuation, l’appareil réchauffe la pièce au lieu de la rafraîchir.

Le traitement de l’air proprement dit réunit le purificateur, qui filtre les particules en suspension, le déshumidificateur, qui capte l’humidité excédentaire d’une pièce, et l’humidificateur, qui fait l’inverse dans les intérieurs trop secs. Le chauffage d’appoint clôt la famille, sous forme de radiateur soufflant, de bain d’huile ou de panneau rayonnant, pour compléter ponctuellement une installation existante.

Les appareils de soin de la personne, en revanche, sont classés à part dans le commerce : sèche-cheveux, tondeuse, rasoir électrique et brosse à dents électrique relèvent du rayon beauté ou soin, et non de l’électroménager au sens du métier. Ils partagent le magasin, pas la catégorie.

Encastrable, intégrable ou pose libre

Ce troisième critère ne concerne que le gros électroménager, et c’est celui qui décide de ce qui entrera réellement dans la cuisine. Un appareil en pose libre est autonome, habillé sur toutes ses faces visibles ; un appareil encastrable se loge dans une niche de meuble et n’est fini que sur sa façade ; un appareil intégrable reçoit sur cette façade un panneau assorti au meuble.

Mode d’installationCe qui est visibleContrainte principale
Pose libreToutes les faces sont habilléesAucune, l’appareil se déplace
EncastrableLa façade seule reste apparenteCotes de niche à respecter
IntégrablePanneau de meuble, bandeau visiblePanneau à assortir à la cuisine
Tout intégrableRien, porte ferméeCompatibilité meuble et charnières

Le piège se révèle au remplacement. Une niche impose des cotes précises en largeur, en hauteur et en profondeur. La largeur de soixante centimètres domine sur les fours, les lave-vaisselle et les tables de cuisson, mais elle est loin d’être la seule : les formats étroits, les hauteurs de four particulières et les profondeurs réduites existent. Un appareil au gabarit différent oblige alors à retoucher le meuble, voire le plan de travail.

À mesurer avant d’acheter

Relevez la largeur, la hauteur et la profondeur de la niche, et pas seulement la largeur. Vérifiez aussi le sens d’ouverture de la porte, parfois réversible et parfois non, et le dégagement disponible devant l’appareil pour ouvrir cette porte sans buter dans un îlot ou un mur.

Les étiquettes obligatoires sur un appareil électroménager

L’étiquette énergie a été refondue, et c’est la source de confusion la plus fréquente. Depuis le 1er mars 2021, l’échelle va de A à G sur les réfrigérateurs, les lave-linge, les lave-vaisselle et les téléviseurs, et les anciennes classes A+, A++ et A+++ ont disparu. L’échelle a été recalculée pour laisser de la place au progrès technique, si bien qu’un appareil autrefois noté A+++ peut se retrouver en C ou en D sans avoir changé d’un iota. Les sèche-linge domestiques ont rejoint cette nouvelle échelle en 2025.

Bon à savoir

Comparer l’étiquette d’un appareil vendu aujourd’hui à celle d’un appareil acheté avant 2021 n’a aucun sens : les deux notes ne sont pas calculées sur la même échelle. Seule une comparaison entre étiquettes de la même génération est valable.

L’indice de réparabilité, noté sur dix, informe sur la facilité à faire réparer un appareil : disponibilité et prix des pièces détachées, facilité de démontage, existence d’une documentation technique. Il cède progressivement la place à l’indice de durabilité, plus large, qui ajoute des critères de fiabilité comme la résistance aux contraintes et à l’usure ou la facilité d’entretien et de maintenance. Ce basculement se fait famille par famille : les téléviseurs sont concernés depuis le 8 janvier 2025, les lave-linge à hublot et à chargement par le dessus depuis le 8 avril 2025. Les autres catégories restent pour l’instant sous l’indice de réparabilité.

Une éco-participation s’ajoute enfin au prix de vente, destinée à financer la collecte et le traitement des appareils en fin de vie. En contrepartie, le distributeur reprend gratuitement l’ancien appareil équivalent à l’occasion de l’achat du nouveau, en magasin comme lors d’une livraison à domicile. Les montants et les modalités pratiques varient selon les familles de produits et le point de vente : ce sont des points à faire préciser au vendeur au moment de la commande, notamment quand la reprise doit se faire au domicile.

Composer la liste de son logement

Passer de la nomenclature à sa propre liste demande de séparer deux choses. Un socle réunit ce qui équipe presque tous les foyers : un appareil de froid, un moyen de cuisson, une machine à laver le linge. Le reste relève du confort ou du mode de vie — lave-vaisselle, sèche-linge, et l’essentiel du petit électroménager de préparation, dont le contenu dépend surtout de ce qu’on cuisine réellement.

Ce socle est le même partout, mais son gabarit et son ordre de priorité changent beaucoup. Dans un petit logement occupé seul, la contrainte est la place : un réfrigérateur sous plan et deux zones de cuisson suffisent, et le lave-linge compact passe avant le reste. Dans un foyer familial, c’est le volume qui commande : capacité de froid, grande contenance de lave-linge et lave-vaisselle pleine largeur deviennent structurants, et le sèche-linge cesse d’être un luxe dès que la buanderie manque.

Le logement, lui, tranche autant que l’envie, et souvent avant elle. Une arrivée d’eau et une évacuation conditionnent le lave-linge et le lave-vaisselle, et leur absence transforme un achat simple en petits travaux de plomberie. Une table à induction demande une ligne électrique dédiée et un raccordement dimensionné, ce que tous les tableaux anciens ne permettent pas : si le vôtre comporte encore des fusibles à broche ou aucun emplacement libre, faites-le vérifier par un électricien avant de commander. Une hotte en évacuation suppose un conduit vers l’extérieur ; sans lui, le recyclage par filtre reste la seule option. La surface disponible, enfin, commande le gabarit bien plus que le budget.

  1. Relever ce que le logement permet

    Arrivées et évacuations d’eau, emplacements libres au tableau électrique, conduit d’évacuation pour la hotte, cotes des niches existantes, dégagements pour ouvrir les portes.

  2. Poser le socle

    Un appareil de froid, un moyen de cuisson, une solution pour le linge. Le gabarit se déduit du nombre d’occupants, pas de l’envie.

  3. Ajouter le confort utile

    Lave-vaisselle, sèche-linge, petit électroménager de préparation. Le tri se fait sur ce que vous cuisinez et lavez réellement, pas sur la liste d’un catalogue.

  4. Vérifier les cotes une dernière fois

    Largeur, hauteur, profondeur, sens d’ouverture et passage jusqu’à la pièce, escalier et porte d’entrée compris. C’est l’étape qu’on saute et qu’on regrette.

Quelle est la différence entre gros et petit électroménager ?

Le raccordement et la fixité, pas le poids. Le gros électroménager occupe un emplacement dédié et dépend souvent d’une arrivée d’eau, d’une évacuation, d’un conduit ou d’une ligne électrique renforcée. Le petit électroménager se contente d’une prise ordinaire et se range ou se déplace librement.

Un téléviseur est-il un appareil électroménager ?

Pas au sens du métier. Le commerce distingue les produits blancs, qui sont les appareils ménagers, les produits bruns, qui couvrent l’image et le son, et les produits gris, qui désignent l’informatique. Un téléviseur relève des produits bruns. Cette terminologie vient de la couleur historique des boîtiers et structure encore les rayons et les catalogues, même si le langage courant range parfois tous les appareils électriques de la maison sous le mot électroménager.

Quelle différence entre encastrable, intégrable et tout intégrable ?

Un appareil encastrable se loge dans une niche de meuble et n’est fini que sur sa façade, la seule qui reste visible. En version intégrable, cette façade reçoit un panneau assorti au meuble, le bandeau de commandes restant apparent. En tout intégrable, le bandeau disparaît également et l’appareil devient invisible une fois la porte fermée. La pose libre, elle, désigne un appareil autonome habillé sur toutes ses faces visibles, que l’on peut déplacer.

Pourquoi un appareil classé A+++ se retrouve-t-il aujourd’hui en C ou D ?

Parce que l’échelle a changé, pas l’appareil. Depuis le 1er mars 2021, l’étiquette énergie va de A à G et les classes A+, A++ et A+++ ont été supprimées. L’échelle a été recalculée volontairement plus exigeante, pour laisser de la place au progrès technique et éviter que la quasi-totalité des modèles ne se retrouve dans la même classe. Les notes d’avant et d’après 2021 ne sont donc pas comparables entre elles.

Qu’est-ce que l’indice de durabilité ?

Une note sur dix qui remplace progressivement l’indice de réparabilité. Elle en reprend les critères — disponibilité et prix des pièces détachées, facilité de démontage, documentation technique — et y ajoute des critères de fiabilité comme la résistance aux contraintes et à l’usure ou la facilité d’entretien. Le basculement se fait famille par famille : téléviseurs depuis le 8 janvier 2025, lave-linge à hublot et à chargement par le dessus depuis le 8 avril 2025. Les autres catégories restent sous l’indice de réparabilité.

Le climatiseur mobile fait-il partie de l’électroménager ?

Oui, il appartient à la famille du traitement de l’air, avec le ventilateur, le purificateur, le déshumidificateur et l’humidificateur. Un point technique le distingue : un climatiseur mobile monobloc produit du froid d’un côté et rejette de l’air chaud de l’autre. Sa gaine d’évacuation doit donc sortir par une fenêtre ou un passage dédié, sans quoi l’appareil réchauffe la pièce qu’il est censé rafraîchir.

Une liste d’électroménager bien faite ressemble moins à un catalogue qu’à un relevé de contraintes : la cuisine décide presque toujours avant le magasin.